Beechwood et Bytown : là où l’histoire d’Ottawa a pris racine
Ottawa n’a pas commencé comme capitale. Elle a commencé comme Bytown, une colonie laborieuse façonnée par le canal Rideau, l’industrie du bois, la présence militaire et l’arrivée de familles venues chercher des possibilités le long de la rivière des Outaouais.
Bien avant que la Colline du Parlement ne définisse l’horizon, des gens construisaient des maisons, défrichaient la terre, établissaient des paroisses, ouvraient des commerces et formaient la communauté qui allait devenir la capitale du Canada.
Aujourd’hui, une grande partie de cette histoire ancienne repose paisiblement et respectueusement au cimetière Beechwood. Beechwood n’est pas simplement un cimetière. C’est l’endroit où l’on peut encore lire les premiers chapitres de l’histoire humaine d’Ottawa.
Les personnes qui ont bâti Bytown
Bytown était définie par ses travailleurs et ses familles. Des ouvriers irlandais creusant le canal. Des colons canadiens-français fondant des paroisses. Des travailleurs du bois alimentant une économie naissante. Des soldats chargés de protéger la colonie.
Des bâtisseurs, des forgerons, des enseignants et des commerçants qui structuraient la vie quotidienne. Plusieurs d’entre eux, ainsi que leurs descendants, sont inhumés à Beechwood. Leurs pierres tombales sont antérieures à la Confédération.
Leurs noms figurent dans les premiers registres paroissiaux, les journaux du canal, les registres commerciaux et les rôles de milice. Leurs histoires ne relèvent pas d’une histoire abstraite : elles sont personnelles, locales et tangibles. Parcourir les allées de Beechwood, c’est, à bien des égards, parcourir Bytown elle-même.
De colonie à capitale
Lorsque Bytown est devenue Ottawa en 1855, puis a été choisie comme capitale, la ville a évolué, mais les gens sont demeurés. Des dirigeants civiques. Des fonctionnaires. Des anciens combattants. Des familles qui ont contribué à la croissance d’une jeune ville, puis d’une nation.
Des générations qui ont façonné l’identité civique du Canada. Eux aussi reposent à Beechwood. C’est ici que l’histoire d’une ville de canal rejoint celle d’une capitale nationale.
Un lien discret avec les premiers lieux de sépulture d’Ottawa
Au fil du temps, des restes provenant de certains des tout premiers lieux de sépulture d’Ottawa ont été soigneusement récupérés lors de projets modernes de construction au centre-ville.
Avec dignité et respect, ces personnes, parmi les tout premiers résidents de Bytown, ont été réinhumées à Beechwood. Ce transfert discret témoigne d’une réalité importante : à mesure qu’Ottawa grandissait et se transformait, la responsabilité de prendre soin de ceux qui l’ont précédée est demeurée. Beechwood fait partie de cette responsabilité.
Pourquoi Bytown compte toujours à Beechwood
Comprendre Beechwood exige de comprendre Bytown. Car le cimetière accueille :
- Les familles qui ont défriché la terre et construit les premières maisons
- Les travailleurs qui ont creusé le canal et soutenu l’industrie du bois
- Les premiers membres du clergé qui ont structuré la vie spirituelle de la colonie
- Les soldats qui l’ont protégée
- Les citoyens qui ont guidé son évolution vers la capitale du Canada
Leur présence n’est pas symbolique. Elle est physique, documentée et durable.
Un lieu où l’histoire d’Ottawa peut se lire
Beechwood offre quelque chose de rare : un lieu où l’histoire complète d’Ottawa, de la colonie frontalière à la capitale nationale, peut être vécue dans un même paysage. N
on pas uniquement à travers des plaques ou des manuels, mais par des noms, des dates, des langues, des symboles et des traditions gravés dans la pierre. Pour les familles, les historiens, les étudiants et les résidents.
À mesure qu’Ottawa continue de croître, le rôle de Beechwood devient encore plus important. Protéger ces histoires. Les interpréter. Veiller à ce que les nouvelles générations comprennent que la capitale n’a pas commencé avec le Parlement, elle a commencé avec des personnes. Et plusieurs de ces personnes reposent ici.
Beechwood est l’endroit où Bytown continue de s’exprimer.