Le colonel Cameron MacPherson Edwards, DSO et deux barrettes : Commandant du 38e Bataillon d’Ottawa
28 septembre 1881 – 18 juin 1959
Le mausolée de la famille Edwards – Section 50
Le colonel Cameron MacPherson Edwards est surtout reconnu comme le commandant du 38e Bataillon (Ottawa), Corps expéditionnaire canadien (CEC), qu’il mena au cours de certaines des campagnes les plus éprouvantes de la Première Guerre mondiale. Son leadership, son courage sous le feu et son profond engagement envers les soldats placés sous son commandement ont fait de lui l’un des officiers les plus respectés du Corps canadien.
Né le 28 septembre 1881 à North Nation Mills, au Québec, Cameron MacPherson Edwards fait ses études à l’Université McGill avant d’entreprendre une carrière dans l’industrie du bois d’œuvre, tout en servant au sein de la Milice canadienne. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il se porte volontaire pour le service outre-mer et gravit rapidement les échelons du Corps expéditionnaire canadien nouvellement créé.
En janvier 1915, Edwards est nommé commandant du 38e Bataillon. Recrutée principalement à Ottawa et dans l’Est de l’Ontario, cette unité s’entraîne d’abord au Canada avant d’être affectée à la garnison des Bermudes afin d’assurer la protection d’intérêts stratégiques de l’Empire britannique. En 1916, le bataillon est déployé en France, où il rejoint le Corps canadien sur le front occidental.
Sous le commandement d’Edwards, le 38e Bataillon participe à certaines des batailles les plus importantes du conflit. Le 9 avril 1917, lors de l’assaut d’ouverture de la bataille de la crête de Vimy, Edwards mène personnellement son bataillon à l’attaque avant d’être grièvement blessé. Évacué en Angleterre pour y recevoir des soins, il se rétablit et retourne au front quelques mois plus tard afin de reprendre le commandement de son unité, témoignant ainsi de sa détermination et de son profond attachement aux hommes qu’il dirige.
Tout au long de la guerre, Edwards fait preuve d’un leadership exceptionnel au combat. Ses actions lui valent la Distinguished Service Order (DSO), à laquelle s’ajoutent deux barrettes, distinction exceptionnellement rare qui récompense des actes répétés de commandement remarquable et de bravoure sous le feu. La citation accompagnant l’attribution de la DSO souligne son « courage remarquable au combat », précisant qu’il a personnellement organisé et dirigé des attaques couronnées de succès tout en inspirant ses troupes par son courage et sa détermination. La France reconnaît également ses états de service en lui décernant la Médaille d’honneur avec glaives.
Le 38e Bataillon s’est illustré au cours de la Première Guerre mondiale en prenant part à plusieurs des principales opérations du Corps canadien. Le leadership constant d’Edwards a largement contribué à forger la réputation de discipline, d’efficacité et de ténacité de l’unité lors des combats les plus difficiles du conflit.
Après la guerre, Edwards poursuit son engagement militaire. Il commande le 43e Régiment (Duke of Cornwall’s Own Rifles) avant d’être nommé lieutenant-colonel honoraire, puis colonel honoraire, des Ottawa Highlanders, devenus par la suite les Cameron Highlanders of Ottawa. Sa carrière militaire s’étend sur plus de cinquante-cinq ans.
En dehors du service militaire, Edwards est un homme d’affaires prospère dans l’industrie du bois d’œuvre, l’un des fondateurs du Corps canadien des commissionnaires, ainsi que président du conseil consultatif de l’Armée du Salut. Son engagement envers les anciens combattants et le service communautaire reflète le même sens du devoir qui a marqué toute sa carrière militaire.
Le colonel Cameron MacPherson Edwards s’éteint le 18 juin 1959. Il repose aujourd’hui dans le mausolée de la famille Edwards au cimetière Beechwood, le Cimetière national du Canada. Son lieu de sépulture rend hommage non seulement à un officier d’exception, mais aussi au commandant qui a conduit le 38e Bataillon d’Ottawa à travers les épreuves de la Première Guerre mondiale, laissant un héritage durable de courage, de leadership et de service envers le Canada.




